En route pour le Milliard

Dimanche 27 février 2022, 14h30 – Salle 300

Années 2020 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Afrique
Dieudo Hamadi | RDC

Carte blanche au Cinéma du Réel

de Dieudo Hamadi

Rép. dém. du Congo–Fr. doc. vostf 2020 coul. 1h28 (cin. num.)

1734 km sur le fleuve Congo, une incroyable épopée pour réclamer justice.

Sola, Modogo, Mama Kashinde, Papa Sylvain, Bozi, Président Lemalema… font partie de l’Association des victimes de la Guerre des Six Jours de Kisangani. Depuis vingt ans, ils se battent pour la mémoire de ce conflit et demandent réparation pour les préjudices subis. Excédés par l’indifférence des institutions à leur égard, ils décident de se rendre à Kinshasa pour faire entendre leurs voix.

Sélection officielle, Festival de Cannes 2020

Dieudo Hamadi

Dieudo Hamadi est né à Kisangani (République démocratique du Congo) en 1984. Il commence à étudier la médecine puis se forme au documentaire et au montage à Kinshasa et à la FEMIS à Paris. En 2009, Dames en attente, son premier court‐métrage documentaire, est sélectionné dans les festivals internationaux (Forum à la Berlinale, IDFA Amsterdam, TIFF Toronto) et obtient la bourse Pierre et Yolande Perrault au Cinéma du Réel à Paris.

Il réalise ensuite 4 longs‐métrages documentaires qui forment un témoignage exceptionnel de la réalité congolaise contemporaine. En filmant les élections (Atalaku, 2013), le système scolaire (Examen d’état, 2014), la violence contre les femmes et les enfants (Maman Colonelle, 2017) et la mobilisation politique (Kinshasa Makambo, 2018), Dieudo Hamadi raconte des histoires individuelles qui parlent d’expériences et d’histoires collectives.
En 2015, il crée sa propre société de production, Kiripifilms.
En 2019, il reçoit la bourse McMillan‐Stewart in Distinguished Filmmaking du Film Study Center de l’Université de Harvard.
En route pour le milliard est son premier film à sortir en salles de cinéma.

Présentée par Catherine Bizern (déléguée générale du Cinéma du Réel)

Mother, I Am Suffocating. This Is My Last Film About You.

Samedi 26 février 2022, 20h30 – Salle 300

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Afrique
Lemohang Jeremiah Mosese | Lesotho

de Lemohang Jeremiah Mosese

avec Thato Khobotle,
Mercy Koetle
Afr. du Sud–Les. doc. vostf 2019 n&b 1h16 (cin. num.)

Une femme traverse les paysages et les foules d’un pays sans nom en portant une lourde croix sur son dos. Sur les images, la voix lointaine d’un enfant interpelle sa mère, l’accuse, la rejette. Dans ce premier long métrage expérimental, Lemohang Jeremiah Mosese mêle le personnel au politique.

Forum, Berlinale 2019

Lemohang Jeremiah Mosese

Lemohang Jeremiah MOSESE (1980, Lesotho) est un cinéaste et plasticien autodidacte basé à Berlin. Son documentaire Mother, I Am Suffocating. C’est mon dernier film sur toi. (2019) a exploré ses expériences dans sa petite patrie en Afrique. Ce film personnel a été sélectionné pour l’atelier Final Cut du Festival international du film de Venise 2018, où il a remporté six prix. Le documentaire a également été nominé pour un Teddy Award à la Berlinale.

Le Lesotho reprend le devant de la scène dans son long métrage This Is Not a Burial, It’s a Resurrection (2019), dont la première a eu lieu à Venise. À Sundance, le film a été nominé pour un grand prix du jury et a remporté le prix spécial du jury dramatique du cinéma mondial.

Revue de presse

Mother, I Am Suffocating. This Is My Last Film About You (Lemohang Jeremiah Mosese, 2019) – J’ai une patrie, mais ce n’est pas la mienne

Lemohang Jeremiah Mosese: Africa Is ‘In the Process of Becoming’ – Variety

La projection de ce film sera précédée de The Dead Tell No Tales (Karingana, Os Mortos nao Contam Estorias)

En présence de Rasha Salti (curatrice) et Djamel Kerkar (cinéaste)

→ séance suivie d’un débat modéré par Louisa Babari (artiste visuelle)

NofiNofy

Samedi 26 février 2022, 15h30 – Salle 100

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Afrique
Madagascar | Michaël Andrianaly

de Michaël Andrianaly

Fr.–Mad. doc. vostf 2019 coul. 1h13 (cin. num.)

Lorsque son salon de coiffure est détruit par la municipalité, Roméo doit quitter la grand-rue de Tamatave pour les quartiers populaires. Il s’installe alors dans une petite cabane de fortune, mais rêve de pouvoir un jour se construire un salon « en dur ». En attendant, ce minuscule espace ouvert sur la rue se fait l’écho du dehors, des nouvelles du jour, des espoirs et des colères de chacun, dans un pays où règnent pauvreté et corruption. 

Prix de l’Institut français – Louis Marcorelles, Cinéma du réel 2019

Michaël Andrianaly

Michaël Adrianaly, né en 1978, est un réalisateur, monteur et photographe malgache. C’est après ses études en commerce international et en gestion des entreprises qu’il s’intéresse à l’audiovisuel, d’abord par le biais du montage vidéo et des effets spéciaux. Todisoa et les Pierres noires (2012), son premier film, est sélectionné dans plusieurs festivals. Njaka Kely est son deuxième documentaire. Au cœur des préoccupations quotidiennes malgaches, Adrianaly désire parler des changements et des bouleversements de l’île.

Revue de presse

M COMME MADAGASCAR – Coiffure

Nos Invités: Michaël Andrianaly

A story from Africa

Vendredi 25 février 2022, 20h30 – Salle 300

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Diaspora
Billy Woodberry | USA

de Billy Woodberry

Portugal doc. vostf 2018
coul. et n&b 33min (vidéo num.)

Suite à la résolution de la conférence de Berlin de 1885 sur le partage de l’Afrique, l’armée portugaise enregistre l’occupation effective du territoire conquis en 1907 auprès du le peuple Cuamato, dans le sud de l’Angola. A Story from Africa rend vivante cette archive photographique rarement rarement vues à travers l’histoire tragique de Calipalula, le noble de Cuamato qui a joué un rôle essentiel dans le déroulement de cette campagne de pacification portugaise.

Billy Woodberry

Né à Dallas en 1950, Billy Woodberry est l’un des fondateurs du mouvement cinématographique de la rébellion de Los Angeles. Son premier long métrage Bless Their Little Hearts (1983) est une œuvre pionnière et essentielle de ce mouvement, influencé par le néo-réalisme italien et le travail des cinéastes du troisième cinéma. Le film a été récompensé par un OCIC, un prix Interfilm au Festival international du film de Berlin et a été ajouté au National Film Registry de la Library of Congress en 2013.

Son dernier long-métrage And when I die, I won’t stay dead (2015) sur le poète de la musique beat Bob Kaufman a été le film d’ouverture de la Quinzaine des Docs du MoMA en 2016.

Woodberry est apparu dans When It Rains (1995) de Charles Burnett et a assuré la narration de Red HOLLYWOOD (1996) de Thom Andersen et de Four Corners (1998) de James Benning.

Son travail a été projeté aux festivals du film de Cannes et de Berlin, au Museum of Modern Art (MoMA), à la Harvard Film Archive, Camera Austria Symposium, Human Rights Watch Film Festival, Tate Modern et Centre Pompidou.

Il a obtenu son MFA à l’UCLA en 1982, où il a également enseigné à l’école de théâtre, de cinéma et de télévision. Depuis 1989, Billy Woodberry est membre de la faculté de l’école de cinéma/vidéo et de l’école d’art du California Institute of the Arts.

Ce film sera suivi de la projection de Maki’la

Présenté par Billy Woodberry (cinéaste), Dyana Gaye et Valérie Osouf (programmatrices)

The Song of Ossobó (O Canto do Ossobó)

Vendredi 25 février 2022, 16h30 – Salle 300

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Afrique
Sao Tomé | Silas Tiny

de Silas Tiny

Portugal doc. vostf 2018 coul. 1h26 (vidéo num.)

Sur les traces du passé colonial portugais, dans les plus grandes plantations de cacao de São Tomé et Príncipe, où des milliers de personnes ont subi le travail forcé.

Silas Tiny

Né à Sao Tomé en 1982, Silas Tiny émigre avec sa famille au Portugal.
Avant même de terminer ses études de réalisation à l’École nationale de cinéma de Lisbonne, Silas réalise son premier long métrage documentaire Bafatá Film Club (2011). Tourné à Bafatá, en Guinée-Bissau, il est centré sur un cinéma désaffecté et son ancien projectionniste Canjajá et relate le passé frénétique du village pendant la lutte pour l’indépendance.

En 2017, Silas achève, Song of Ossobó tourné dans son île natale Sao Tomé, un voyage familial avec des archives qui dialogue avec la vie contemporaine dans les principales anciennes plantations de cacao de l’île.
Equatorial Constellations (2021) est son troisième long métrage documentaire sur le pont aérien Biafra-São Tomé qui a sauvé un million d’enfants de l’anéantissement pendant la guerre civile au Nigeria.

Revue de presse

O Canto do Ossobó @ CinePT-Cinema Portugues [pt]

E’Ville

Jeudi 24 février 2022, 21h00 – Salle 300

Années 2010 | Court métrage | Documentaire | Programmation Février | Section Afrique
Nelson Makengo | RDC

de Nelson Makengo

Rép. dém. du Congo doc. vf 2018
coul. 12min (vidéo. num.)

©Nelson MAKENGO

E’ville (raccourci pour Elisabethville, nom donné à la ville de Lubumbashi avant 1960). Un film en strates, qui superpose ambiances musicales, archives sonores, images et fantômes, une visite d’un cercle sportif abandonné de la Gécamines (Société générale des carrières et des mines). Une juxtaposition des images d’un lieu vide au poids de l’Histoire, à travers un récit intime en off : une lettre ouverte de Lumumba à sa femme. La désolation du lieu se déploie sous l’impulsion des voix et des corps qui le traversent. Mêlant l’intimité familiale à l’Histoire, le film nous plonge dans la mémoire collective du pays.

Nelson Makengo

Né en 1990, Bob Nelson Makengo vit et travaille à Kinshasa. Il est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa en 2015 et a été formé à La Fémis à Paris. Réalisateur de film autodidacte, il s’attache à sublimer et reconstituer l’histoire fragmentée de son pays. Artiste en résidence au WIELS, à Bruxelles, en 2018 il y a développé « Nuit Debout ».

©Berlinale Talents 2020

Ce film sera suivi de la projection de Félicité

Le rite, la folle et moi

Dimanche 20 février 2022, 15h00 – Salle 300

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Afrique
Gentille M. Assih | Togo

de Gentille M. Assih

Togo–Sén.–Fr. doc. vostf 2012 coul. 1h26 (vidéo num.)

L’Akpéma est un rituel, en pays Kabié (au nord du Togo), au cours duquel les femmes âgées apprennent aux jeunes filles comment devenir des femmes dignes et mûres. Au cours de son initiation, Gentille apprit des secrets sur l’histoire de sa grand-mère. Elle comprit aussi pourquoi son père la maltraitait. Aujourd’hui, choisie comme marraine pour l’Akpéma de sa petite sœur, il lui revient de transmettre à celle-ci cette histoire qu’elle a portée en elle, comme une femme porte un bébé en son sein. Le Rite, la Folle et moi est une histoire de transmission, une occasion de comprendre le poids des traditions et la complexité des cultures africaines. C’est surtout l’occasion pour deux sœurs d’effacer l’injure qui entache la descendance de leur grand-mère.

Gentille M. Assih

Née en 1979 à Lomé, Togo. Après un parcours universitaire en ressources humaines, Gentille s’intéresse à l’écriture et la réalisation de documentaires de création. À partir de 2005, elle suit plusieurs formations notamment dans le cadre du programme Africadoc. En 2009, elle réalise Itchombi, son premier film documentaire en tant qu’auteur et réalisatrice. Elle en a aussi assuré l’image et le son lors du tournage.

En 2010, elle filme le rituel d’initiation de sa sœur dans le cadre de la Collection Lumière d’Afrique et signe Akpéma, un documentaire de 52 minutes sur la transformation des rituels traditionnels par rapport à la modernisation des sociétés africaines. Son nouveau film, qui est également son premier long-métrage documentaire, Le Rite, la Folle et moi révèle un secret de famille transformé en véritable conte au fil du temps.

Tarzan, Don Quichotte et nous

Samedi 19 février 2022, 20h30 – Salle 300

Années 2010 | Court métrage | Documentaire | Programmation Février | Section Afrique
Algérie | Hassen Ferhani

de Hassen Ferhani

Algérie doc. vostf 2013 coul. 18min (cin. num.)

Une balade dans le quartier de Cervantès à Alger. A la recherche des personnages et des histoires qui y sont nés : de Tarzan et Jane à Don Quichotte, réalité et fiction s’entremêlent. Le souvenir collectif d’un quartier croise celui de l’histoire du cinéma. 
Un court métrage fantaisiste à mi-chemin entre comédie cinéphile et légendes urbaines.

Hassen Ferhani

Hassen Ferhani est né à Alger en 1986. I fréquente durant les années 2000 le ciné club de l’association Chrysalide à Alger dont il devient co-animateur (2003-2008). 

En 2006, il réalise son premier film, un court-métrage de fiction, Les Baies d’Alger, sélectionné en compétition officielle par plusieurs festivals internationaux. En 2008, il participe à la formation d’été de la FEMIS et réalise dans ce cadre, un court documentaire, Le vol du 140.

Il coréalise, en 2010, le film documentaire Afric Hotel.

Réalisé en 2013, Tarzan, Don Quichotte et nous, à été présenté à Visions du Réel et au FID Marseille ainsi que dans plusieurs festivals internationaux. 

Dans ma tête un rond-point, tourné dans les Abattoirs d’Alger aujourd’hui détruits et sorti en salles en 2016, est son premier long métrage. Le film a obtenu plus d’une vingtaine de distinctions dans le monde, (Grand prix du FID 2015 et mention du GNCR, The Genviève Mc-Millan stewart Fellowship- Harvard Film Archive 2016 , Grand prix Torino Film Festival, prix du public et prix Camira à Belfort, prix du jury IDFA…). 

143 rue du Désert est son dernier travail à obtenu deux prix au dernier festival de Locarno 2019 : Léopard du meilleur réalisateur émergent et Prix du jury jeune. Sélectionné au TIFF de Toronto (section Wavelengths, films visionnaires et expérimentaux), il a reçu ensuite le Grand Prix du Festival DMZ (Corée du Sud) et l’Etoile d’argent du documentaire du Festival d’El Gouna (Egypte). Programmé dans plusieurs autres festivals (Hambourg, Viennale,  Belfort, Turin, Santiago du Chili, Montréal…), sa sortie en salle est prévue en février 2021.  

Ce film sera suivi de la projection de La Bataille de Tabatô (A batalha de Tabatô)

Présenté par Dyana Gaye et Valérie Osouf (programmatrices)

Me broni ba (My White Baby)

Vendredi 18 février 2022, 16h30 – Salle 300

Années 2000 | Court métrage | Documentaire | Expérimental | Programmation Février | Section Afrique
Akosua Adoma Owusu | Ghana

d’Akosua Adoma Owusu

Ghana–É.-U. doc.-exp. sans dialogues 2009 coul. et n&b 22min (vidéo num.)

Me Broni Ba est un portrait lyrique des salons de coiffure à Kumasi, au Ghana. L’héritage emmêlé du colonialisme européen en Afrique est évoqué à travers l’image de femmes qui pratiquent le tressage de cheveux sur de vieilles poupées blanches venant de l’Ouest. Le film se déroule à travers une série de séquences, autour de l’histoire d’un enfant qui émigre du Ghana vers les États-Unis. Le film dévoile le sens profond du terme akan, « me broni ba », ce qui signifie : mon bébé blanc.

Akosua Adoma Owusu

Akosua Adoma Owusu, née le 1er janvier 1984, est une cinéaste ghanéenne-américaine d’avant-garde et une productrice dont les films sont diffusés dans le monde entier. Elle a cherché notamment à visualiser cette triple conscience de l’africaine vivant aux États-Unis, ce terme de triple conscience faisant référence au texte de 1903 de  W. E. B. Du Bois’ : The Souls of Black Folk (« les Âmes du peuple noir »).

W.E.B. Du Bois parlait de « double conscience » en évoquant l’expérience des noirs américains, pris entre leur assimilation possible à la communauté américaine et leur histoire, leurs singularités. Akosua Adoma Owusu évoque cette triple conscience à laquelle doit faire face une africaine immigrée aux États-Unis, qui est tenté de s’assimiler à la culture américaine prédominante, qui est identifiée aux afro-américains par la couleur de sa peau mais qui ne s’identifie pas complètement à leur histoire, et qui a sa propre culture africaine

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Pumzi
Tinye So
L’Or blanc

L’Image, le Vent et Gary Cooper

Samedi 12 février 2022, 19h00 – Salle 300

Années 2000 | Court métrage | Documentaire | Programmation Février | Section Afrique
Cote d Ivoire | Isabelle Boni-Claverie

d’Isabelle Boni-Claverie

Côte d’Ivoire doc. vostf 2000 coul. 22min (vidéo num.)

A travers des extraits de films africains, ce documentaire propose un voyage poétique dans une ville imaginaire, emblématique de toutes les grandes villes africaines. Il nous rappelle également, grâce aux mots inspirés du cinéaste Djibril Diop Mambety, la responsabilité de celui qui prend des photos des autres.

Isabelle Boni-Claverie

Isabelle Boni-Claverie est scénariste, réalisatrice et écrivaine.

Elle traverse les genres selon les besoins de la narration. Depuis plus de 15 ans, elle a co-écrit des séries très populaires pour la télévision française tout en réalisant avec succès des films plus personnels.

À 18 ans, son premier texte, La Grande dévoreuse, est publié dans « Villes d’Exil » (éd. Le Monde/La Découverte), puis réédité dix ans plus tard sous forme de roman par les NEI (Nouvelles Editions Ivoiriennes).

À 22 ans, elle est chef de la rubrique cinéma de Revue Noire, première revue d’art contemporain consacrée à l’Afrique et sa diaspora. Elle collabore ensuite pendant cinq ans avec le mensuel AM (Afrique Magazine) pour lequel elle crée la rubrique « Ma nuit avec ».

Sa rencontre avec la réalisatrice Claire Denis la convainc de faire du cinéma. Après des études de Lettres Modernes à la Sorbonne et d’Histoire de l’Art à l’Ecole du Louvre, elle entre à La Fémis dont elle sortira diplômée en scénario en 2000.

En 2005, l’acteur et producteur américain Danny Glover (L’Arme fatale, Witness, La Couleur pourpre…) lui confie l’adaptation pour le cinéma du roman de Valérie Tong Cuong, « Où je suis » (éd. Grasset) qui devient Heart of blackness.

Depuis, Isabelle a co-écrit un certain nombre de téléfilms et de séries pour la télévision, parmi lesquels la comédie Sexe, Gombo et Beurre Salé (ARTE), Seconde Chance (TF1), Coeur Océan (France 2) et Plus Belle La Vie (France 3).

Remarquée d’abord au sein de la profession – deux de ses premiers courts métrages, Pour la nuit et Le Génie d’Abou sont primés dans plusieurs festivals internationaux –, Isabelle Boni-Claverie l’est ensuite par un public plus large. Son documentaire Trop Noire pour être Française ?, diffusé pour la première fois en 2015 sur ARTE, est à la fois un succès d’audience et un succès médiatique.

Ce film, et le livre Trop Noire pour être Française paru en 2017 aux Editions Taillandier, attestent du désir d’Isabelle Boni-Claverie de raconter les histoires de toutes celles et ceux qui restent sous représenté-e-s au cinéma et dans la littérature.

Régulièrement sollicitée par la télévision et la presse sur les questions du vivre ensemble, Isabelle Boni-Claverie intervient aussi comme conférencière. Elle a été conviée à s’exprimer à deux reprises à l’ONU.

En 2019, elle est professeure invitée à l’Université de New York (NYU). Dans ce cadre, elle organise un festival de trois jours, The Black Experience In French Cinema : A Film Retrospective and a Conference, qui réunit cinéastes, comédiens et chercheurs français et américains.

En 2020, elle reçoit le Grand Prix French Voices, décerné aux Etats-Unis par la Fondation Face et les Services Culturels de l’Ambassade de France pour son livre Trop Noire pour être française.
En 2021 elle crée avec Aïssata Sy sa société de production,Izzy B. Productions, afin de produire des fictions et des documentaires inclusifs qui racontent le monde d’aujourd’hui.

Ce film sera suivi de la projection de Rage

La séance sera présentée par Isabelle Boni-Claverie et Newton I. Aduaka

En présence d’Abd Al Malik (musicien, écrivain, cinéaste) et Pap NDiaye (historien, directeur du Palais de la Porte Dorée)

→ séance suivie d’un débat modéré par Hind Meddeb (cinéaste)