A story from Africa

Vendredi 25 février 2022, 20h30 – Salle 300

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Diaspora
Billy Woodberry | USA

de Billy Woodberry

Portugal doc. vostf 2018
coul. et n&b 33min (vidéo num.)

Suite à la résolution de la conférence de Berlin de 1885 sur le partage de l’Afrique, l’armée portugaise enregistre l’occupation effective du territoire conquis en 1907 auprès du le peuple Cuamato, dans le sud de l’Angola. A Story from Africa rend vivante cette archive photographique rarement rarement vues à travers l’histoire tragique de Calipalula, le noble de Cuamato qui a joué un rôle essentiel dans le déroulement de cette campagne de pacification portugaise.

Billy Woodberry

Né à Dallas en 1950, Billy Woodberry est l’un des fondateurs du mouvement cinématographique de la rébellion de Los Angeles. Son premier long métrage Bless Their Little Hearts (1983) est une œuvre pionnière et essentielle de ce mouvement, influencé par le néo-réalisme italien et le travail des cinéastes du troisième cinéma. Le film a été récompensé par un OCIC, un prix Interfilm au Festival international du film de Berlin et a été ajouté au National Film Registry de la Library of Congress en 2013.

Son dernier long-métrage And when I die, I won’t stay dead (2015) sur le poète de la musique beat Bob Kaufman a été le film d’ouverture de la Quinzaine des Docs du MoMA en 2016.

Woodberry est apparu dans When It Rains (1995) de Charles Burnett et a assuré la narration de Red HOLLYWOOD (1996) de Thom Andersen et de Four Corners (1998) de James Benning.

Son travail a été projeté aux festivals du film de Cannes et de Berlin, au Museum of Modern Art (MoMA), à la Harvard Film Archive, Camera Austria Symposium, Human Rights Watch Film Festival, Tate Modern et Centre Pompidou.

Il a obtenu son MFA à l’UCLA en 1982, où il a également enseigné à l’école de théâtre, de cinéma et de télévision. Depuis 1989, Billy Woodberry est membre de la faculté de l’école de cinéma/vidéo et de l’école d’art du California Institute of the Arts.

Ce film sera suivi de la projection de Maki’la

Présenté par Billy Woodberry (cinéaste), Dyana Gaye et Valérie Osouf (programmatrices)

Fouyé Zetwal

Mercredi 23 février 2022, 18h30 – Salle 300

Séance de courts métrages en partenariat avec la
Fondation pour la mémoire de l’esclavage

Années 2020 | Court métrage | Expérimental | Programmation Février | Section Diaspora
Guadeloupe | Wally Fall

de Wally Fall

France exp. vostf 2020 coul.
14min (vidéo num.)

Alors qu’elle va retrouver son père, une femme fait le point sur sa vie. Sur son trajet, le pays lui semble vide et lentement, des souvenirs de ses vies passées lui reviennent… Est-ce la réalité ? Est-ce seulement un rêve ?

Wally Fall

Wally Fall est réalisateur, scénariste et producteur sénégalo-martiniquais. Après avoir fait ses armes en réalisant de nombreux clips musicaux et en travaillant sur des émissions TV (montage ou caméra), il réalise ses premiers films qui questionnent les notions d’identité, de frontières et d’appartenance….

En 2015, il réalise et produit Ceew mi – L’Horizon, son long métrage documentaire, autour de la politique et de l’identité, après un premier Court-métrage de fiction, Parachute Doré (Golden Parachute), en 2014 avec dans les rôles principaux Malika Kadri, Anyès Noel, Laurent Mazingue, Komivi « Nëggus » Ihou, Marie-Annick Gane, Alix Houdayer, Alassane Doumbia, Dominique Dorothée, Margo Sene, etc.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Rod Zegwi Dan Pikan
L’évangile du cochon créole
Brulé Neige
Blaké

Présentée par Dominique Taffin (Directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage) et les cinéastes Wally Fall (Fouyé Zetwal), Mathieu Glissant (Brûlé neige), Michelange Quay (L’évangile du cochon créole).

L’évangile du cochon créole

Mercredi 23 février 2022, 18h30 – Salle 300

Séance de courts métrages en partenariat avec la
Fondation pour la mémoire de l’esclavage

Années 2000 | Court métrage | Fiction | Programmation Février | Section Diaspora
Haïti | Michelange Quay

de Michelange Quay

Fr.–Haïti fict. vostf 2004 coul. 19min (35mm)

Je suis le cochon créole
Je suis qui je suis
Je suis le porc de vos ancêtres
Ma chair est ta chair
Jusqu’à la Fin des Temps

Michelange Quay

Au cours d’un brillant parcours étudiant, Michelange Quay glane une licence d’anthropologie à Miami et une licence de cinéma à New York en 1994, puis sort diplômé de la Tisch School of the Arts de New York en 1997.

Il signe aux États-Unis les courts métrages Myth of Seus (1996) et 40 Days (1998), avant de devenir l’un des fers de lance du cinéma haïtien, qu’il chante dans des coproductions avec la France, grâce aux courts métrages Qu’on leur donne des yoyos (2004) et L’Évangile du cochon créole (2004), présenté au Festival de Cannes.

C’est également dans le cadre de la Résidence de la Cinéfondation cannoise que Michelange Quay planche sur son premier long métrage, Mange ceci est mon corps (2007), qui gagne les salles françaises en 2008. Sylvie Testud et Catherine Samie y sont fille et mère, dans une plongée sensorielle, étrange et onirique dans les racines, les croyances et les vibrations d’Haïti.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Rod Zegwi Dan Pikan
Brulé Neige
Fouyé Zetwal
Blaké

Présentée par Dominique Taffin (Directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage) et les cinéastes Wally Fall (Fouyé Zetwal), Mathieu Glissant (Brûlé neige), Michelange Quay (L’évangile du cochon créole).

An excavation of us

Dimanche 20 février 2022, 17h30 – Salle 300

Années 2010 | Court métrage | Expérimental | Programmation Février | Section Diaspora
Haïti | Shirley Bruno

de Shirley Bruno

Fr.–Grèce–Haïti exp. vostf 2017
coul. et n&b 11min (cin. num.)

Les ombres de l’armée napoléonienne tombent sur les murs d​’une ​grotte mystérieuse nommée d’après Marie Jeanne​, une combattante d​e la révolution haïtienne. Cependant, un mythe local nous raconte différemment ​l’histoire de son acte de rébellion. La bataille qui se déroula à l’intérieur de sa grotte deviendra la révolte d’esclaves la plus aboutie de l’Histoire.

Shirley Bruno

Shirley est une réalisatrice de films américano-haïtienne qui vit entre New York, Haïti et la France. Elle a débuté comme documentariste et artiste multidisciplinaire avant d’entrer à la London Film School (Royaume-Uni) et d’obtenir une maîtrise avec mention en réalisation de film. Ses courts-métrages narratifs ont été présentés en Europe, au Canada, dans les pays de la région Caraïbes et aux États-Unis.

Shirley est boursière de la prestigieuse New York Foundation for the Arts ainsi que du New York State Council on the Arts (Individual Artist Grant / subvention pour les artistes individuels). Ses films traitent souvent de l’espace entre les générations, de la proximité et de la solitude au sein d’une famille et des non-dits qui nous marquent.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages (films d’art) comprenant :
When I Grow Up, I Want to Be a Black Man
Gwacoulou
Bab Sebta
Machini
À l’ombre de nos fantômes

Présentée par Dyana Gaye et Valérie Osouf (programmatrices)

Rage

Samedi 12 février 2022, 19h00 – Salle 300

Années 90 | Fiction | Long métrage | Programmation Février | Section Diaspora
Newton I. Aduaka | UK

de Newton I. Aduaka

avec Fraser Ayres,
Shaun Parkes
R.-U. fict. vostf 1999 coul. 1h32 (35 mm)

Une réflexion sur le métissage et le pluriculturalisme portée par une bande musicale hip-hop londonienne exceptionnelle ! La version britannique de La Haine.

Prix Oumarou Ganda, FESPACO 2001

Newton I. Aduaka

Newton I Aduaka est un réalisateur né à Ogidi, à l’est du Nigéria. En 1985 il découvre le cinéma à Londres et est admis à la London International Film School, d’où il sort diplômé en 1990. En 1997, il fonde Granite Filworks, branche britannique de Granit Films. La même année, il écrit, produit et réalise son court-métrage lauréat On The Edge, suivi juste après de son premier long-métrage Rage.

En 2001, Rage est le premier film totalement indépendant de l’Histoire du cinéma britannique réalisé par un cinéaste noir à être distribué sur l’étendue du territoire national, et sort avec un forte succès critique. La même année (en 2002), Newton Aduaka est sélectionné comme résident de la Cinéfondation du Festival de Cannes.

Entre 2005 et 2007, il a co-écrit, réalisé et produit Ezra, son premier film non totalement auto-produit, pour Arte France. Le film a remporté le Grand Prix du Jury dans de nombreux festivals, dont le FESPACO, Durban, Amiens et Balafon, et a été dans la sélection officielle à Sundance et Cannes.

En 2014, Newton Aduaka est à nouveau sélectionné à l’Atelier de la Cinéfondation du Festival de Cannes avec son projet de film Oil on water.

Aduaka vit actuellement à Paris, où il a cofondé la société de production Granit en 2009, avec Valérie Osouf, Alain Gomis et Delphine Zingg.

Filmographie :

1990 : Voices Behind The Wall (CM)
1994 : Carnival of silence (CM)
1997 : On the edge (CM)
1999 : Rage
2004 : Aicha (CM)
2004 : Bon voyage (CM, collection « Scénarios d’Afrique » campagne anti-SIDA.
2004 : L’Expert (CM, collection « Scénarios d’Afrique » campagne anti-SIDA.
2005 : Sale Nègre (collection « Paris la métisse »), CM
2002 : Funeral (CM)
2006 : Ezra, Etalon d’or de Yennenga au FESPACO 2007
2012 : One man’s show, Prix Paulin Vieyra (Critique Africaine / Africiné Magazine) au FESPACO 2013

Revue de presse

Critique : Rage – Africine.org

Rage | Movies | The Guardian

La projection de ce film sera précédée de L’Image, le Vent et Gary Cooper

La séance sera présentée par Isabelle Boni-Claverie et Newton I. Aduaka

En présence d’Abd Al Malik (musicien, écrivain, cinéaste) et Pap NDiaye (historien, directeur du Palais de la Porte Dorée)

→ séance suivie d’un débat modéré par Hind Meddeb (cinéaste)

Lumumba, la mort du prophète

Samedi 29 janvier 2022, 14h30 – Salle 500

Années 90 | Documentaire | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
Haïti | Raoul Peck

de Raoul Peck

Haïti–Fr. doc. vf 1990 coul. et n&b 1h09 (cin. num.)

« Si je meurs demain, c’est qu’un Blanc aura armé un Noir », répétait en 1960 le futur Premier ministre du Congo, Patrice Lumumba. Un film très personnel du cinéaste haïtien grandi à Léopoldville.

Film restauré par Velvet Film

Raoul Peck

Raoul Peck a réalisé une œuvre complexe et variée qui va du documentaire à la fiction télé.

Il réalise également des longs métrages : L’Homme sur les Quais, qui fut sélectionné en Compétition à Cannes 1993 et Lumumba, qui fut présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2000. Sometimes in April (2005) est lui présenté à Berlin, Moloch Tropical (2009) à Toronto et à Berlin.

Ancien Ministre de la Culture d’Haïti, Raoul Peck est depuis 2010, Président du Conseil d’Administration de La Fémis. En 2012, Raoul Peck fait partie du Jury du 65ème Festival de Cannes aux côtés du Président Nanni Moretti, Ewan McGregor ou encore Diane Kruger.

Revue de presse

« Lumumba, la mort du prophète », de Raoul Peck

Présenté par Raoul Peck (cinéaste) et Armelle Chatelier (historienne)

School Daze

Jeudi 27 janvier 2022, 21h00 – Salle 300

Années 80 | Fiction | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
Spike Lee | USA

de Spike Lee

avec Laurence Fishburne,
Giancarlo Esposito
États-Unis fict. vostf 1988 coul. 2h01 (vidéo num.)

© 1998 Columbia Pictures Industries

Comédie musicale inspirée des années d’études du cinéaste, le méconnu School Daze décrit le conflit entre deux groupes d’étudiants africains-américains au sein de leur campus.

Spike Lee

Né à Atlanta (Georgie) le 20 Mars 1957, dans une famille d’artistes, Spike Lee passe sa jeunesse à Brooklyn, puis regagne le Sud pour suivre les cours du Collège Universitaire de Morehouse. Diplômes en poche, il entre à la New York University, où il réalise ses premiers courts métrages : The Answer et Sarah. Il y obtient l’Oscar du Meilleur Film Étudiant pour Joe’s Bed-Stuy Barbershop, qui remportera un succès considérable dans plusieurs grands festivals : Montréal, Rotterdam, Los Angeles, San Francisco, et connaîtra de nombreuses diffusions télévisées.

Après un premier projet de long-métrage, abandonné faute d’argent, Spike Lee écrit le scénario de She’s gotta have it (Nola Darling n’en fait qu’à sa tête), comédie de moeurs qu’il réalise et interprète en 12 jours avec une petite équipe hautement motivée. Ce film, le premier consacré à la moyenne bourgeoisie noire de Brooklyn, sera primé dans plusieurs manifestations, et remportera notamment le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes.

Spike Lee écrit, réalise et interprète ensuite la comédie musicale School Daze, une satire de l’assimilation et des « fraternités » universitaires noires qui sera le plus grand succès Columbia de l’année 1988. Un an plus tard, il écrit, réalise et interprète Do the right thing, pour lequel il est cité à l’Oscar du meilleur scénario et remporte les prix de la mise en scène et du meilleur film, décernés par la Los Angeles Film Critics Association.

En 1990, il signe Mo’ Better Blues, avec Denzel Washington et Wesley Snipes, que suivront Jungle Fever, avec Wesley Snipes et Annabella Sciorra, une ample et ambitieuse biographie de Malcolm X, interprétée par Denzel Washington, qui décrochera deux citations à l’Oscar, la comédie autobiographique Crooklyn, le drame réaliste Clockers, d’après le roman de Richard Price, la comédie dramatique GIirl 6.

Spike Lee réside depuis l’enfance à Fort Greene (Brooklyn), où sont installés les bureaux de sa société de production, 40 Acres and a Mule. Producteur/scénariste de la quasi-totalité de ses films, il a également assuré la production exécutive d’une demi-douzaine de films, dont The best man de son frère, Malcolm D. Lee. Il consacre aussi depuis plusieurs années une large part de son temps au documentaire et a filmé récemment le long-métrage When the Levee Broke, consacré à l’ouragan Katrina, qui sera diffusé sur HBO cet été.

Acteur dans plusieurs de ses premiers films, Spike Lee a publié 6 récits de tournages, ainsi qu’un recueil de photos sur ses cinq premières réalisations, intitulé Five for Five, un livre pour enfants, Please, Baby, Please, avec sa femme Tonya Lewis Lee ; Best Seat in the House, en collaboration avec Ralph Wildy, un livre de souvenirs, That’s My Story and I’m Sticking To It. Il a créé récemment avec DDB Needham l’agence de publicité multiservices Spike DDB. En 2006 sort dans nos salles son film Inside man.

Voici quelques uns de ses plus grands succès critiques et populaires : La 25ème Heure, Summer of Sam, les documentaires The Original Kings Of Comedy et 4 Little Girls, témoignant d’un dynamisme artistique et d’un éclectisme rares. Ses films antérieurs, de Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, qui le révéla en 1996 à Get on the bus et de nombreux documentaires qui ont abordé frontalement les problèmes les plus brûlants de l’Amérique et ont contribué à bousculer quantité de stéréotypes raciaux, sociaux, culturels et sexuels.

Revue de presse

The Historically-Black College Politics of « School Daze » – The Spool

School Daze | Africultures

My Brother’s Wedding

Mercredi 26 janvier 2022, 21h00 – Salle 300

Années 80 | Fiction | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
Charles Burnett | USA

de Charles Burnett

avec Everett Silas, Jessie Holmes
États-Unis fict. vostf 1983 coul.
1h21 (vidéo num.)

Pierce travaille dans le pressing familial. Son frère s’apprête à se marier alors que son meilleur ami sort de prison. Une plongée dans Watts, quartier de L.A., grand théâtre de la vie par l’immense réalisateur de Killer of Sheep.

Charles Burnett

Né en 1944 à Wicksburg dans le Mississippi, Charles Burnett grandi dans le quartier de Watts à Los Angeles. Il commence par suivre des études pour devenir électricien mais il est très vite attiré par la réalisation et la photographie. Formé à l’école de théâtre, de cinéma et de télévision de l’Université de Californie (UCLA), il réalise son premier long métrage, Killer of Sheep, en 1977. Cette oeuvre est déclarée “trésor national” par le National Film Registry et fait dorénavant partie des 50 films les plus importants de l’histoire du cinéma américain, préservés dans la bibliothèque du Congrès. Participant de la veine du réalisme social, ce film est primé au Festival de Berlin en 1981.

Deux ans plus tard, Charles Burnett met en scène My Brother’s Wedding puis To sleep with anger en 1990. Ce film, interprété par Danny Glover, obtient l’Indépendent Spirit Award du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et du meilleur acteur. Il est également primé au Festival de Sundance et reçoit le Prix Spécial de la Los Angeles Film Critics Association.

En 1993, Charles Burnett réalise The Glass Shield, un drame urbain sur la corruption et le racisme qui rongent la police de Los Angeles. Il signe également plusieurs documentaires, notamment America becoming (1991), Nat Turner : A Troublesome Property (2003) et Warming by the devil’s fire (2003), qui fait partie de la série The blues produite par Martin Scorcese. En 2007, Charles Burnett dirige à nouveau Danny Glover dans le long métrage Namibia : The Struggle for liberation, un portrait du leader indépendantiste namibien Samuel Nujoma.

Revue de presse

My Brother’s Wedding – Les Inrocks
Charles Burnett – My Brother’s Wedding – Movies – Column – The New York Times

Handsworth Songs

Mercredi 26 janvier 2022, 18h30 – Salle 300

Années 80 | Documentaire | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
John Akomfrah | UK

de John Akomfrah

UK doc. vostf. 1986 coul. 1h01 (cin. num.)

Passionnant essai sur les luttes antiracistes britanniques des années 1980 et les émeutes de 1985 dans le quartier de Handsworth à Birmingham, par le cinéaste anglo-ghanéen,
également plasticien.

John Akomfrah

John Akomfrah, OBE (né le 4 mai 1957) est un artiste, écrivain, réalisateur, scénariste, théoricien et curateur anglais d’origine ghanéenne, dont « l’engagement envers un radicalisme à la fois politique et cinématographique s’exprime dans tous ses films ».

Fondateur du Black Audio Film Collective en 1982, il a fait ses débuts en tant que réalisateur avec Handsworth Songs, qui examinait les retombées des émeutes de 1985 à Handsworth. Handsworth Songs a remporté le prix Grierson du meilleur documentaire en 1987. Selon le Guardian, il « a acquis la réputation d’être l’un des cinéastes les plus novateurs du Royaume-Uni, dont les œuvres poétiques traitent de la race, de l’identité et des attitudes postcoloniales depuis plus de trois décennies ».

Akomfrah est né à Accra, au Ghana, de parents engagés dans le militantisme anticolonial. Dans un entretien avec Sukhdev Sandhu, Akomfrah a déclaré : « Mon père était membre du cabinet du parti de Kwame Nkrumah […]. Nous avons quitté le Ghana parce que la vie de ma mère était en danger après le coup d’État de 1966, et mon père est mort en partie à cause de la lutte qui a mené à ce coup d’État ». Vivant en Grande-Bretagne depuis l’âge de quatre ans, Akomfrah a fait ses études dans des écoles de l’ouest de Londres et à l’école polytechnique de Portsmouth, où il a obtenu un diplôme de sociologie en 1982.

Il est surtout connu pour être l’un des fondateurs du Black Audio Film Collective, actif entre 1982 et 1998, qui s’est consacré à l’examen des questions d’identité des Britanniques noirs par le biais du cinéma et des médias. Handsworth Songs, le premier documentaire produit par le collectif, portait sur les tensions raciales en Grande-Bretagne dans les années 1980.

En 1998, avec Lina Gopaul et David Lawson, ses partenaires de production de longue date, Akomfrah a cofondé Smoking Dogs Films.

De 2001 à 2007, il a été gouverneur du British Film Institute et de 2004 à 2013, gouverneur de l’organisation cinématographique Film London.

Akomfrah a donné des cours et des stages dans des établissements universitaires tels que le Massachusetts Institute of Technology, la Brown University, la New York University, la Westminster University et la Princeton University. Un événement tri-campus de trois jours intitulé « Cinematic Translations : The Work of John Akomfrah » a eu lieu en novembre 2013 à l’Université de Toronto, où il était artiste en résidence. Une critique de la Harvard Film Archive sur son travail indique : « Akomfrah est devenu le pendant cinématographique de commentateurs et de contributeurs à la culture de la diaspora noire tels que Stuart Hall, Paul Gilroy, Greg Tate et Henry Louis Gates. Ce faisant, il a continué à exploiter les archives audiovisuelles du XXe siècle, recontextualisant ces images non seulement en les sélectionnant et en les juxtaposant, mais aussi en y ajoutant des textes éloquents et allusifs. »

Filmographie :

Handsworth Songs (1986)
Testament (1988)
Who Needs a Heart (1991)
Seven Songs for Malcolm X (1993)
The Last Angel of History (1996)
Memory Room 451 (1996)
Call of Mist (1998)
Speak Like a Child (1998)
Riot (1999)
The Nine Muses (2010)
Hauntologies (Carroll/Fletcher gallery, 2012)
The Stuart Hall Project (2013),
The Unfinished Conversation (2013)
The March (2013)
Vertigo Sea (2015)
Auto Da Fé (2016)

Revue de presse

Work of the Week: John Akomfrah, ‘Handsworth Songs’ – ArtReview

Suivi d’un débat avec Alice Diop (cinéaste) modéré par Lotte Arndt (historienne d’art, curatrice)

Suzanne, Suzanne

Dimanche 23 janvier 2022, 15h30 – Salle 300

Années 80 | Court métrage | Documentaire | Programmation Janvier | Section Diaspora
Camille Billops | James Hatch | USA

de Camille Billops et
James Hatch

États-Unis doc. vostf 1982 n&b
26min (vidéo num.)

Suzanne, Suzanne, tourné par Camille Billops avec la collaboration de son mari, est un des courts métrages les plus émouvants de la génération des réalisatrices noires des années 1970 et 1980. La cinéaste revient sur la difficile relation de Suzanne avec son père alcoolique, qui la poussa vers l’héroïne. Jonglant entre les images de famille et un entretien face caméra, le film aboutit à une scène déchirante où la fille demande des comptes à sa mère. La scène se déploie sans un bruit, dans la quiétude de cette chambre noire, jusqu’à ce que les deux femmes s’étreignent. Camille Billops poursuit ce travail biographique dans cinq films dont le long métrage Finding Christa (1991), sur l’abandon de sa fille. Hugues Perrot

Camille Billops et James Hatch

L’artiste et cinéaste Camille Billops est née le 12 août 1933 à Los Angeles, en Californie. Au cours de sa carrière, Billops a pratiqué la gravure, la sculpture, l’illustration de livres et la réalisation de films. Elle a obtenu sa licence à la California State University et sa maîtrise au City College de New York en 1975.

on principal moyen d’expression est la sculpture et ses œuvres font partie des collections permanentes du Jersey City Museum à Jersey City, New Jersey, et du Museum of Drawers, Berne, Suisse. Billops a participé à des expositions individuelles et collectives dans le monde entier, notamment : Gallerie Akhenaton, Le Caire, Egypte ; Hambourg, Allemagne ; Kaohsiung, Taiwan ; Gimpel and Weitzenhoffer Gallery, et El Museo de Arte Moderno La Tertulia, Cali, Colombie. Elle était une amie et collègue de longue date du maître graveur Robert Blackburn, qu’elle a aidé à créer le premier atelier de gravure à Asilah, au Maroc, en 1978.

En 1975, avec son mari, James Hatch, historien du théâtre noir, Billops a fondé la collection Hatch-Billops. Ces impressionnantes archives afro-américaines sont constituées d’histoires orales, de livres, de diapositives, de photographies et d’autres références historiques. Billops a également collaboré avec James Van Der Zee et le poète Owen Dodson à la publication de The Harlem Book of the Dead. En 1982, Billops a commencé sa carrière de cinéaste avec Suzanne, Suzanne.

Elle suit ce début prometteur en réalisant cinq autres films, dont Finding Christa en 1991, une œuvre hautement autobiographique qui a obtenu le Grand Prix du Jury pour les documentaires au Festival du film de Sundance 1992. Finding Christa a également été diffusé dans le cadre de la série télévisée P.O.V. de la Public Broadcasting Station. Parmi ses autres films, citons Older Women and Love en 1987, The KKK Boutique Ain’t Just Rednecks en 1994, Take Your Bags en 1998 et A String of Pearls en 2002. Billops a produit tous ses films avec son mari et leur société cinématographique, Mom and Pop Productions. Ils ont également co-publié Artist and Influence, un annuel, en 1981, comme un journal complet des Afro-Américains dans la communauté des arts visuels, du spectacle et de la littérature.

Une partie de la collection Hatch/Billops – une ressource majeure pour la recherche sur les arts et les lettres afro-américains du XXe siècle – est conservée dans les archives de la Cohen Library du CCNY. L’impact du couple sur l’étude du théâtre afro-américain est monumental et façonnera le travail des historiens du théâtre et des spécialistes de la littérature pour de nombreuses années à venir.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Pain sec
Jamal

Séance présentée par Ousmane William Mbaye (cinéaste), sous réserve