A story from Africa

Vendredi 25 février 2022, 20h30 – Salle 300

Années 2010 | Documentaire | Long métrage | Programmation Février | Section Diaspora
Billy Woodberry | USA

de Billy Woodberry

Portugal doc. vostf 2018
coul. et n&b 33min (vidéo num.)

Suite à la résolution de la conférence de Berlin de 1885 sur le partage de l’Afrique, l’armée portugaise enregistre l’occupation effective du territoire conquis en 1907 auprès du le peuple Cuamato, dans le sud de l’Angola. A Story from Africa rend vivante cette archive photographique rarement rarement vues à travers l’histoire tragique de Calipalula, le noble de Cuamato qui a joué un rôle essentiel dans le déroulement de cette campagne de pacification portugaise.

Billy Woodberry

Né à Dallas en 1950, Billy Woodberry est l’un des fondateurs du mouvement cinématographique de la rébellion de Los Angeles. Son premier long métrage Bless Their Little Hearts (1983) est une œuvre pionnière et essentielle de ce mouvement, influencé par le néo-réalisme italien et le travail des cinéastes du troisième cinéma. Le film a été récompensé par un OCIC, un prix Interfilm au Festival international du film de Berlin et a été ajouté au National Film Registry de la Library of Congress en 2013.

Son dernier long-métrage And when I die, I won’t stay dead (2015) sur le poète de la musique beat Bob Kaufman a été le film d’ouverture de la Quinzaine des Docs du MoMA en 2016.

Woodberry est apparu dans When It Rains (1995) de Charles Burnett et a assuré la narration de Red HOLLYWOOD (1996) de Thom Andersen et de Four Corners (1998) de James Benning.

Son travail a été projeté aux festivals du film de Cannes et de Berlin, au Museum of Modern Art (MoMA), à la Harvard Film Archive, Camera Austria Symposium, Human Rights Watch Film Festival, Tate Modern et Centre Pompidou.

Il a obtenu son MFA à l’UCLA en 1982, où il a également enseigné à l’école de théâtre, de cinéma et de télévision. Depuis 1989, Billy Woodberry est membre de la faculté de l’école de cinéma/vidéo et de l’école d’art du California Institute of the Arts.

Ce film sera suivi de la projection de Maki’la

Présenté par Billy Woodberry (cinéaste), Dyana Gaye et Valérie Osouf (programmatrices)

School Daze

Jeudi 27 janvier 2022, 21h00 – Salle 300

Années 80 | Fiction | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
Spike Lee | USA

de Spike Lee

avec Laurence Fishburne,
Giancarlo Esposito
États-Unis fict. vostf 1988 coul. 2h01 (vidéo num.)

© 1998 Columbia Pictures Industries

Comédie musicale inspirée des années d’études du cinéaste, le méconnu School Daze décrit le conflit entre deux groupes d’étudiants africains-américains au sein de leur campus.

Spike Lee

Né à Atlanta (Georgie) le 20 Mars 1957, dans une famille d’artistes, Spike Lee passe sa jeunesse à Brooklyn, puis regagne le Sud pour suivre les cours du Collège Universitaire de Morehouse. Diplômes en poche, il entre à la New York University, où il réalise ses premiers courts métrages : The Answer et Sarah. Il y obtient l’Oscar du Meilleur Film Étudiant pour Joe’s Bed-Stuy Barbershop, qui remportera un succès considérable dans plusieurs grands festivals : Montréal, Rotterdam, Los Angeles, San Francisco, et connaîtra de nombreuses diffusions télévisées.

Après un premier projet de long-métrage, abandonné faute d’argent, Spike Lee écrit le scénario de She’s gotta have it (Nola Darling n’en fait qu’à sa tête), comédie de moeurs qu’il réalise et interprète en 12 jours avec une petite équipe hautement motivée. Ce film, le premier consacré à la moyenne bourgeoisie noire de Brooklyn, sera primé dans plusieurs manifestations, et remportera notamment le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes.

Spike Lee écrit, réalise et interprète ensuite la comédie musicale School Daze, une satire de l’assimilation et des « fraternités » universitaires noires qui sera le plus grand succès Columbia de l’année 1988. Un an plus tard, il écrit, réalise et interprète Do the right thing, pour lequel il est cité à l’Oscar du meilleur scénario et remporte les prix de la mise en scène et du meilleur film, décernés par la Los Angeles Film Critics Association.

En 1990, il signe Mo’ Better Blues, avec Denzel Washington et Wesley Snipes, que suivront Jungle Fever, avec Wesley Snipes et Annabella Sciorra, une ample et ambitieuse biographie de Malcolm X, interprétée par Denzel Washington, qui décrochera deux citations à l’Oscar, la comédie autobiographique Crooklyn, le drame réaliste Clockers, d’après le roman de Richard Price, la comédie dramatique GIirl 6.

Spike Lee réside depuis l’enfance à Fort Greene (Brooklyn), où sont installés les bureaux de sa société de production, 40 Acres and a Mule. Producteur/scénariste de la quasi-totalité de ses films, il a également assuré la production exécutive d’une demi-douzaine de films, dont The best man de son frère, Malcolm D. Lee. Il consacre aussi depuis plusieurs années une large part de son temps au documentaire et a filmé récemment le long-métrage When the Levee Broke, consacré à l’ouragan Katrina, qui sera diffusé sur HBO cet été.

Acteur dans plusieurs de ses premiers films, Spike Lee a publié 6 récits de tournages, ainsi qu’un recueil de photos sur ses cinq premières réalisations, intitulé Five for Five, un livre pour enfants, Please, Baby, Please, avec sa femme Tonya Lewis Lee ; Best Seat in the House, en collaboration avec Ralph Wildy, un livre de souvenirs, That’s My Story and I’m Sticking To It. Il a créé récemment avec DDB Needham l’agence de publicité multiservices Spike DDB. En 2006 sort dans nos salles son film Inside man.

Voici quelques uns de ses plus grands succès critiques et populaires : La 25ème Heure, Summer of Sam, les documentaires The Original Kings Of Comedy et 4 Little Girls, témoignant d’un dynamisme artistique et d’un éclectisme rares. Ses films antérieurs, de Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, qui le révéla en 1996 à Get on the bus et de nombreux documentaires qui ont abordé frontalement les problèmes les plus brûlants de l’Amérique et ont contribué à bousculer quantité de stéréotypes raciaux, sociaux, culturels et sexuels.

Revue de presse

The Historically-Black College Politics of « School Daze » – The Spool

School Daze | Africultures

My Brother’s Wedding

Mercredi 26 janvier 2022, 21h00 – Salle 300

Années 80 | Fiction | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
Charles Burnett | USA

de Charles Burnett

avec Everett Silas, Jessie Holmes
États-Unis fict. vostf 1983 coul.
1h21 (vidéo num.)

Pierce travaille dans le pressing familial. Son frère s’apprête à se marier alors que son meilleur ami sort de prison. Une plongée dans Watts, quartier de L.A., grand théâtre de la vie par l’immense réalisateur de Killer of Sheep.

Charles Burnett

Né en 1944 à Wicksburg dans le Mississippi, Charles Burnett grandi dans le quartier de Watts à Los Angeles. Il commence par suivre des études pour devenir électricien mais il est très vite attiré par la réalisation et la photographie. Formé à l’école de théâtre, de cinéma et de télévision de l’Université de Californie (UCLA), il réalise son premier long métrage, Killer of Sheep, en 1977. Cette oeuvre est déclarée “trésor national” par le National Film Registry et fait dorénavant partie des 50 films les plus importants de l’histoire du cinéma américain, préservés dans la bibliothèque du Congrès. Participant de la veine du réalisme social, ce film est primé au Festival de Berlin en 1981.

Deux ans plus tard, Charles Burnett met en scène My Brother’s Wedding puis To sleep with anger en 1990. Ce film, interprété par Danny Glover, obtient l’Indépendent Spirit Award du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et du meilleur acteur. Il est également primé au Festival de Sundance et reçoit le Prix Spécial de la Los Angeles Film Critics Association.

En 1993, Charles Burnett réalise The Glass Shield, un drame urbain sur la corruption et le racisme qui rongent la police de Los Angeles. Il signe également plusieurs documentaires, notamment America becoming (1991), Nat Turner : A Troublesome Property (2003) et Warming by the devil’s fire (2003), qui fait partie de la série The blues produite par Martin Scorcese. En 2007, Charles Burnett dirige à nouveau Danny Glover dans le long métrage Namibia : The Struggle for liberation, un portrait du leader indépendantiste namibien Samuel Nujoma.

Revue de presse

My Brother’s Wedding – Les Inrocks
Charles Burnett – My Brother’s Wedding – Movies – Column – The New York Times

Suzanne, Suzanne

Dimanche 23 janvier 2022, 15h30 – Salle 300

Années 80 | Court métrage | Documentaire | Programmation Janvier | Section Diaspora
Camille Billops | James Hatch | USA

de Camille Billops et
James Hatch

États-Unis doc. vostf 1982 n&b
26min (vidéo num.)

Suzanne, Suzanne, tourné par Camille Billops avec la collaboration de son mari, est un des courts métrages les plus émouvants de la génération des réalisatrices noires des années 1970 et 1980. La cinéaste revient sur la difficile relation de Suzanne avec son père alcoolique, qui la poussa vers l’héroïne. Jonglant entre les images de famille et un entretien face caméra, le film aboutit à une scène déchirante où la fille demande des comptes à sa mère. La scène se déploie sans un bruit, dans la quiétude de cette chambre noire, jusqu’à ce que les deux femmes s’étreignent. Camille Billops poursuit ce travail biographique dans cinq films dont le long métrage Finding Christa (1991), sur l’abandon de sa fille. Hugues Perrot

Camille Billops et James Hatch

L’artiste et cinéaste Camille Billops est née le 12 août 1933 à Los Angeles, en Californie. Au cours de sa carrière, Billops a pratiqué la gravure, la sculpture, l’illustration de livres et la réalisation de films. Elle a obtenu sa licence à la California State University et sa maîtrise au City College de New York en 1975.

on principal moyen d’expression est la sculpture et ses œuvres font partie des collections permanentes du Jersey City Museum à Jersey City, New Jersey, et du Museum of Drawers, Berne, Suisse. Billops a participé à des expositions individuelles et collectives dans le monde entier, notamment : Gallerie Akhenaton, Le Caire, Egypte ; Hambourg, Allemagne ; Kaohsiung, Taiwan ; Gimpel and Weitzenhoffer Gallery, et El Museo de Arte Moderno La Tertulia, Cali, Colombie. Elle était une amie et collègue de longue date du maître graveur Robert Blackburn, qu’elle a aidé à créer le premier atelier de gravure à Asilah, au Maroc, en 1978.

En 1975, avec son mari, James Hatch, historien du théâtre noir, Billops a fondé la collection Hatch-Billops. Ces impressionnantes archives afro-américaines sont constituées d’histoires orales, de livres, de diapositives, de photographies et d’autres références historiques. Billops a également collaboré avec James Van Der Zee et le poète Owen Dodson à la publication de The Harlem Book of the Dead. En 1982, Billops a commencé sa carrière de cinéaste avec Suzanne, Suzanne.

Elle suit ce début prometteur en réalisant cinq autres films, dont Finding Christa en 1991, une œuvre hautement autobiographique qui a obtenu le Grand Prix du Jury pour les documentaires au Festival du film de Sundance 1992. Finding Christa a également été diffusé dans le cadre de la série télévisée P.O.V. de la Public Broadcasting Station. Parmi ses autres films, citons Older Women and Love en 1987, The KKK Boutique Ain’t Just Rednecks en 1994, Take Your Bags en 1998 et A String of Pearls en 2002. Billops a produit tous ses films avec son mari et leur société cinématographique, Mom and Pop Productions. Ils ont également co-publié Artist and Influence, un annuel, en 1981, comme un journal complet des Afro-Américains dans la communauté des arts visuels, du spectacle et de la littérature.

Une partie de la collection Hatch/Billops – une ressource majeure pour la recherche sur les arts et les lettres afro-américains du XXe siècle – est conservée dans les archives de la Cohen Library du CCNY. L’impact du couple sur l’étude du théâtre afro-américain est monumental et façonnera le travail des historiens du théâtre et des spécialistes de la littérature pour de nombreuses années à venir.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Pain sec
Jamal

Séance présentée par Ousmane William Mbaye (cinéaste), sous réserve

Rain

Samedi 22 janvier 2022, 14h00 – Salle 300

Années 70 | Court métrage | Expérimental | Fiction | Programmation Janvier | Section Diaspora
Melvonna Ballenger | USA

de Melvonna Ballenger

avec Evlynne Braithwaite,
Bernard Nicolas
États-Unis fict./exp. vostf 1978
n&b 16min (vidéo num.)

Poétique et politique, un film du courant LA Rebellion d’après le thème de John Coltrane
After the Rain.

Melvonna Ballenger

Melvonna Marie Ballenger est née le 6 août 1954 à St. Louis, dans le Missouri. Ballenger a fréquenté le Stephens College pour femmes à Columbia, Missouri, et a ensuite été transférée à l’Université Howard où elle a obtenu son baccalauréat en communications.

Après avoir obtenu son diplôme à Howard, Melvonna Ballenger s’est installée à Los Angeles où elle a intégré le programme M.F.A. de l’UCLA en production cinématographique et télévisuelle. Dans son premier film, Rain (Nyesha), Melvonna Ballenger offre un portrait poétique de la prise de conscience politique d’une jeune femme. Rain (Nyesha) a reçu une mention honorable au festival Black Talkies on Parade de Los Angeles en 1982. Son deuxième film, Nappy Headed Lady, rebaptisé plus tard Pigtail Blues, est l’histoire d’une femme aux cheveux crépus dans les années 1960. Le film explore les effets des normes blanches de beauté sur l’image de soi des femmes noires. Des séquences documentaires des années 60 relient la lutte de la protagoniste au mouvement national noir.

Après l’UCLA, Melvonna Ballenger a travaillé pour Capitol Records à Hollywood, puis pour Continental Cable Company en produisant des émissions de télévision locales axées sur des questions pertinentes pour la communauté noire. Elle était passionnée par l’idée d’apprendre à la jeune génération à aimer et à apprécier l’art cinématographique. Elle a travaillé avec le Festival panafricain du film en tant que directrice du festival étudiant pendant de nombreuses années. Elle a ensuite obtenu son diplôme d’enseignement et a rejoint le corps enseignant de la 32nd Street School de Los Angeles, où elle a enseigné les sciences humaines et le cinéma à des élèves de collège et de lycée. Elle y a créé un talk-show sur le câble pour ses élèves.

Ce film sera suivi de la projection de Polisario : un peuple en armes

Four women

Dimanche 16 janvier 2022, 20h30 – Salle 300

Années 70 | Court métrage | Expérimental | Programmation Janvier | Section Diaspora
Julie Dash | USA

de Julie Dash

avec Linda Martina Young
États-Unis exp. vostf 1974 coul.
7min (vidéo num.)

La danseuse Linda Martina Young incarne les quatre figures féminines de la ballade de Nina Simone, Quatre femmes.

Julie Dash

Née à New York, Julie Dash est une cinéaste, réalisatrice de clips et de publicités, auteur et créatrice de sites web. Ses études de cinéma ont débuté à Harlem en 1969, mais l’ont finalement conduite à l’American Film Institute et à UCLA, où elle a réalisé The Diary of an African Nun (1977), basé sur une nouvelle d’Alice Walker, qui a remporté un prix étudiant de la Directors Guild of America. Son court métrage Illusions (1982), acclamé par la critique, a ensuite remporté le prix du jury du meilleur film de la décennie décerné par la Black Filmmakers Foundation

Le premier long métrage de Dash – Daughters of the Dust (1991) – a été le premier film d’une Afro-Américaine à sortir en salle aux États-Unis. La Bibliothèque du Congrès l’a inscrit au National Film Registry en 2004. Julie Dash est revenue sur les personnages du film et leur milieu gullah dans son roman du même titre, publié en 1999.

Parmi ses téléfilms, citons Love Song (2000), avec la chanteuse R&B Monica Arnold, le thriller romantique Incognito (1999) et le drame domestique Funny Valentines (1999). Julie Dash a été nominée pour un Directors Guild Award pour The Rosa Parks Story (2002) avec Angela Bassett.

Elle a réalisé des clips musicaux pour Tony ! Toni ! Toné !, Keb’ Mo’, Peabo Bryson, Adriana Evans, Sweet Honey in the Rock et Tracy Chapman.

Lorsqu’elle ne travaille pas sur ses projets, Julie Dash donne fréquemment des conférences dans de nombreuses universités de premier plan, dont l’université de Stanford, Princeton, Harvard et Yale.

Ce film sera suivi de la projection de De Cierta manera

Présenté par Laurence Briot (programmatrice)

Kongi’s Harvest

Dimanche 16 janvier 2022, 14h30 – Salle 500
Samedi 29 janvier 2022, 16h30 – Salle 500

Années 70 | Fiction | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
Ossie Davis | USA

d’Ossie Davis

avec Wole Soyinka, Rasidi Onikoyi
Nig.–É.-U.–Suè. fict. vostf 1970 coul. 1h32
(vidéo num.)

Kongi’s Harvest est une adaptation cinématographique d’une pièce de théâtre écrite par Wole Soyinka en 1965 avec le même titre. Le film analyse la dégénérescence du pouvoir personnel dans l’Afrique indépendante et fait la satire de la tyrannie qui en résulte à travers la confrontation entre un politicien populiste et un chef traditionnel.

Ossie Davis

Né le 18 Décembre 1917 à Cogdell en Georgie.

Acteur, producteur, réalisateur et dramaturge, il est le fils d’un cheminot. Après ses études collégiales, il se rend à New York espérant débuter une carrière d’écrivain mais il travaille comme concierge, ouvrier ou commis avant de découvrir le théâtre durant son service militaire lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Il fait ses débuts à Broadway en 1946 et y joue jusqu’aux années 50 des rôles de soutien de même qu’il fit quelques apparitions dans des films tels que No Way Out en 1950, Are the days en 1963 ou The Cardinal en 1963.

En 1961, il triomphe à Broadway comme auteur et comme star de la pièce Purlie Victorious et répètera cet exploit avec le film Gone Are the days deux ans plus tard.

En 1970 il tourne son premier film comme directeur, Cotton Comes to Harlem. S’enchainent ensuite les tournages et apparitions dans les longs métrages mais aussi les séries TV. Au total, cela représente plus de 80 films et séries tv. Acteur favori de Spike Lee, il joue quasiment dans tous ses films.

Revue de presse

Kongi’s Harvest – Film (Movie) Plot and Review – Publications

Présenté par Dyana Gaye et Valérie Osouf (programmatrices)

Symbiopsychotaxiplasm : take one

Samedi 15 janvier 2022, 18h00 – Salle 300

Années 60 | Fiction | Long métrage | Programmation Janvier | Section Diaspora
USA | William Greaves

de William Greaves

avec Patricia Ree Gilbert, Don Fellows
États-Unis fict. vostf 1968 coul. 1h15 (cin. num.)

Le tournage d’un film sur un couple en crise. Hors champ, le réalisateur et l’équipe technique discutent du projet. De multiples caméras et niveaux de lectures pour une mise en abîme passionnante.

William Greaves

Le cinéaste William Greaves est né à New York de parents originaires de la Jamaïque et de la Barbade. Il grandit à Harlem et fréquente la Stuyvesant High School. Après avoir obtenu son diplôme en 1944, il entre au City College de New York. En 1948, Greaves a étudié avec le cinéaste d’avant-garde d’origine allemande Hans Richter. Après avoir joué dans la comédie musicale Finian’s Rainbow, Greaves est invité à rejoindre le prestigieux Actors Studio de New York, où il s’entraîne avec Marlon Brando et Shelley Winters.

Greaves commence sa carrière d’acteur et apparaît dans le succès de Broadway, Lost in the Stars, ainsi que dans des films tels que Souls of Sin en 1948. Il s’installe au Canada en 1952 et travaille pour l’Office national du film en tant que scénariste et réalisateur. Pendant son séjour au Canada, Greaves a étudié avec John Grierson, considéré comme le père du cinéma documentaire moderne. Après son retour aux États-Unis en 1961, Greaves a rejoint l’Organisation de l’aviation civile internationale en tant que responsable de l’information publique, produisant des films pour l’organisation. En 1963, il est allé travailler pour le département du cinéma et de la télévision des Nations Unies à l’Académie africaine des arts et de la recherche. Greaves a créé William Greaves Productions en 1964, et peu après, il a commencé à produire ses propres œuvres. Le premier long métrage de Greaves, Symbiopsychotaxiplasm : Take One, est sorti en 1968, la même année où il a commencé à produire le Black Journal, un magazine d’information mensuel diffusé sur la télévision publique. Black Journal a été diffusé jusqu’en 1970, et a reçu un Emmy en 1969.

Après avoir quitté le Black Journal, Greaves est revenu à la réalisation de films indépendants avec son film Ali, the Fighter (1971). Depuis lors, Greaves a été prolifique dans son art, produisant des films tels que Ida B. Wells : A Passion for Justice, From These Roots, et son œuvre la plus récente, Ralph Bunche : An American Odyssey. Au total, il a produit plus de 200 films documentaires et a reçu plus de soixante-dix prix dans des festivals internationaux de cinéma. Il a été intronisé au Black Filmmakers Hall of Fame, a reçu un hommage spécial lors du premier Black American Independent Film Festival à Paris, et a reçu un « Indy », le Life Achievement Award de l’Association of Independent Video and Filmmakers. Greaves est membre de l’Actors Studio depuis cinquante-cinq ans et préside le comité du film de la Princess Grace Foundation.

Revue de presse

Film Within a Film in 60’s Time Capsule? Groovy – The New York Times

Magnificent cinematic experiment is an artifact worth digging into – The Boston Globe

La projection de ce film sera précédée de Monangambééé

Présenté par Annouchka de Andrade (directrice artistique et fille de la cinéaste Sarah Maldoror)

Flavio

Vendredi 14 janvier 2022, 16h00 – Salle 300

Années 60 | Court métrage | Documentaire | Programmation Janvier | Section Diaspora
Gordon Parks | USA

de Gordon Parks

États-Unis doc. vostf 1963 n&b 11min (vidéo num.)

Inspiré d’une série publiée par Parks dans le magazine Life en 1961, Flavio décrit une journée de la vie d’un garçon brésilien de douze ans, Flavio, qui fait partie d’une famille de dix personnes vivant sur une colline sordide et pauvre, de l’autre côté de la baie de Rio de Janeiro.

Gordon Parks

Gordon Parks (américain, né le 30 novembre 1912 à Fort Scott – décédé le 7 mars 2006 à New York) est photographe, musicien, auteur et réalisateur. Il est surtout connu pour ses séries de photos pour le magazine LIFE et pour avoir réalisé Shaft en 1971.

Né dans le Kansas, Parks doit faire face à la discrimination dès le plus jeune âge. Il quitte sa maison à l’adolescence et utilise un appareil photo à l’âge de 25 ans, après avoir vu des images de travailleurs immigrants dans un magazine. Parks achète son premier appareil photo chez un prêteur sur gages puis travaille pour la Farm Security Administration (FSA) et réalise un photoreportage sur les conditions de vie et de travail des pauvres du pays. En 1941, Parks remporte une bourse pour ses photos du centre-ville.

Lorsque la FSA se dissout en 1943, Parks devient photographe freelance, travaille pour des magazines de mode et aborde des problèmes humanitaires dans ses reportages. En 1948, il réalise un reportage photo sur la vie d’un leader de gang à Harlem, ce qui lui vaut une large reconnaissance et il devient le premier photographe et auteur afro-américain du magazine LIFE. Parks reste au sein du magazine pendant 20 ans et s’intéresse aux themes du racisme et de la pauvreté tout en prenant en photo des célébrités comme Mohammed Ali, Malcolm X et Barbara Streisand. Ses photos les plus célèbres, Emerging Man (1952) et American Gothic, Washington, D.C. (1942), sont devenues des images emblématiques et jouent un rôle important dans l’évolution du mouvement des droits civiques.

En parallèle à son travail de photographe, Parks est aussi un réalisateur à succès ; il est le premier afro-américain à diriger The Learning Tree, un grand film hollywoodien, qu’il a également écrit. Puis, il réalise Shaft, un des grands succès de 1971.

Il continue de travaille jusqu’à sa mort en 2006. Durant sa carrière, il remporte de nombreuses récompenses, notamment la National Medal of Arts en 1988 et plus de 50 doctorats honorifiques. Il meurt d’un cancer à l’âge de 93 ans.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Integration Report 1
Et la neige n’était plus
Hunting Party (Jagdpartie)

Integration Report 1

Vendredi 14 janvier 2022, 16h00 – Salle 300

Années 60 | Court métrage | Documentaire | Programmation Janvier | Section Diaspora
Madeline Anderson | USA

de Madeline Anderson

États-Unis doc. vostf 1960 n&b 21min (vidéo. num.)

Intégrant des séquences filmées par les légendes du documentaire Albert Maysles et Ricky Leacock, des chants de protestation de Maya Angelou et un discours de Martin Luther King, Jr, Integration Report 1 examine la lutte pour l’égalité des Noirs en Alabama, à Brooklyn et à Washington, D.C..

Madeline Anderson

Madeline Anderson (née vers 1923) est une réalisatrice , productrice de télévision et de documentaires , réalisatrice , monteuse et scénariste américaine . Elle est surtout connue pour ses films Integration Report One (1960) et I Am Somebody (1970), ce dernier étant acclamé à l’échelle nationale et internationale. En 2015, le Musée national d’histoire et de culture afro-américaines a officiellement reconnu Integration Report One comme le premier film documentaire réalisé par une femme afro-américaine.

Anderson est également devenue la première femme afro-américaine à produire une série télévisée diffusée à l’échelle nationale , une série éducative PBS de 1977 intitulée Infinity Factory. Elle a été intronisée au Black Filmmakers Hall of Fame en 1993 aux côtés de l’actrice Rosalind Cash.

Ce film s’inscrit dans une séance de courts métrages comprenant :
Et la neige n’était plus
Flavio
Hunting Party (Jagdpartie)